L’histoire de l’eac.

Gottfried Honegger © Bruno Gros

Gottfried Honegger © Bruno Gros

Gottfried Honegger © droits réservés

Gottfried Honegger © droits réservés

Gottfried Honegger et André Aschieri © eac

Gottfried Honegger et André Aschieri © eac

Gottfried Honegger et le ministre Jack Lang © eac

Gottfried Honegger et le ministre Jack Lang © eac

Gottfried Honegger et le ministre Renaud Donnedieu de Vabres © eac

Gottfried Honegger et le ministre Renaud Donnedieu de Vabres © eac

Gottfried Honegger et Sybil Albers © droits réservés

Gottfried Honegger et Sybil Albers © droits réservés

Gottfried Honegger et Sybil Albers © droits réservés

Gottfried Honegger et Sybil Albers © droits réservés

Directeurs de l’eac. depuis 1990
Marnix Bonnike (1990-1992)
Odile Biec Morello (1992-2001)
Dominique Boudou (2001-2005)
Jean-Marc Avrilla (2006-2009)
Fabienne Grasser-Fulchéri, depuis février 2010

 

Le site du Centre national des Arts plastiques propose une base de données de l'ensemble de la donation Albers-Honegger.
Il est consultable sur le lien suivant : 

http://www.cnap.fr/collection-en-ligne/

Pour une recherche rapide sur la collection de la Donation Albers-Honegger, choisissez dans les filtres de recherche la catégorie « Les grandes Donations » et sélectionnez « Donation Albers-Honegger »

« L'eac est porté par cette conviction profonde que les œuvres ne se résument pas au seul plaisir qu'elles nous procurent mais qu'elles retentissent dans notre vie et contribuent à la changer lorsque nous savons nous en saisir ». (1)

Inauguré en 1990, l 'eac. est une aventure collective qui a fait le pari de placer l'art au cœur de la vie. Le lieu doit sa création à la conjonction de plusieurs volontés : celle de deux collectionneurs suisses avisés, Sybil Albers et Gottfried Honegger et celle du maire de Mouans-Sartoux de 1974 à 2015, André Aschieri qui a su saisir et défendre les enjeux d'un projet artistique et culturel lié à l'éducation du regard.

L'histoire de l'eac. se déroule sur presque trente années, explorant de multiples territoires.

Dominique Boudou :

« Pourquoi ce nom Espace de l’Art Concret » ?

Gottfried Honegger :

« […] Pour nous, c’est un lieu de rencontre, un lieu de discussion, un lieu où, par des expositions didactiques, on essaie de faire comprendre aux enfants, mais aussi aux adultes, l’importance de l’art de notre temps. C’est un lieu d’activité, un lieu d’Aufklärung (d'éducation, de sensibilisation), complexe, composé d’un parc naturel, d’un château du XVème siècle, d’un bâtiment abritant la donation Albers-Honegger, d’ateliers pour les enfants et du Préau des Enfants, où ils peuvent exposer leurs réalisations. Nous voulons inviter un monde aujourd’hui passif, muet, résigné, à devenir actif, responsable et créatif. » (2)

Le choix du nom "espace de l'art concret" révèle dès l'origine la volonté de s'inscrire dans un autre territoire que celui, traditionnel, de l'espace muséal. Le lieu choisit de mettre l'éducation du regard et l'ouverture au plus grand nombre, au centre de ses fonctions, bien avant que ces missions ne deviennent prioritaires au sein des institutions muséales.

Cette politique de médiation, rigoureuse et constante, s'est vue récompensée par l'ouverture d'un bâtiment spécialement dédié à l'accueil des jeunes publics, venus de tous horizons : les Ateliers pédagogiques (architecte Marc Barani) inaugurés en 1998.
Cette action pédagogique s'est développée grâce à une politique d'expositions ayant pour base solide et ouverte la collection personnelle de Sybil Albers et Gottfried Honegger.

Si le Manifeste de 1930 définit très rigoureusement les principes qui animent ce mouvement et qui sont au cœur de cette collection, les collectionneurs ont su, eux, les reconsidérer à la lumière de la création contemporaine et des problématiques sociétales, questionnant sans cesse l'espace que recouvre le terme d'art concret pour mieux en repousser les frontières.

Pour mettre en évidence des liens théoriques, des rapprochements esthétiques et leurs incidences sur notre réalité culturelle et sociale, la programmation a confronté les domaines de la peinture et de la sculpture à des secteurs emblématiques du XXème siècle : architecture, musique, mode, design, arts appliqués.

Pendant dix ans, de 1990 à 2000, Sybil Albers et Gottfried Honegger ont généreusement mis à disposition leurs œuvres dans un souci permanent d'éducation du regard et de diffusion du mouvement de l’art concret riche de questionnements. Il leur est alors apparu nécessaire de poursuivre leur action par un geste d'une très grande générosité faisant le choix au début des années 2000 de donner leur collection à l’État français.

Fidèles à leur esprit d'ouverture, Sybil Albers et Gottfried Honegger ont su élargir leur collection en entraînant dans leur projet des artistes comme Aurelie Nemours, Bernar Venet, Laurent Saksik, Nikolaus Koliusis, ou des collectionneurs - Gilbert et Catherine Brownstone- qui tous ont fait le choix de donner des œuvres complétant la lecture protéiforme de la collection.

Cette donation s'est accompagnée de l'ouverture du bâtiment de la Donation Albers-Honegger (architectes Mike Guyer et Annette Gigon) en 2004.

L'action de l'eac. s'est donc accompagnée d'un déploiement de ses propres espaces de travail dans l'enceinte du parc. Implanté originellement au centre de la commune de Mouans-Sartoux, au premier étage du château, l'eac. a vu naître deux bâtiments qui identifient aujourd'hui clairement les missions que le lieu s'attache à poursuivre depuis son origine.

 

(1) Odile Biec, Utopie concrète, 2000

(2) Extrait de Une utopie réalisée, entretien de Gottfried Honegger avec Dominique Boudou, Pour un art concret, isthme éditions/Centre national des Arts plastiques, 2004