on aime • on partage

tous les vendredis

Egalement visible sur nos réseaux sociaux
Facebook et Instagram

Chaque vendredi, un membre de l’équipe de l’Espace de l’Art Concret vous fait découvrir une œuvre présente dans les expositions en cours.

 

vendredi 01 janvier 2021

Stéphanie Grillo, médiatrice - chargée de la librairie partage avec vous l'œuvre Tétraèdres rouge et noir, trois éléments. Variante 4 (3.4) de Vera Röhm, présentée dans l'exposition Géométries de l'Invisible.

J'ai choisi cette œuvre de Vera Röhm, de la série des "Tétraèdres", car elle m'évoque l'idée du voyage, et me projette dans un paysage lointain, contractant la notion d'espace-temps. Elle me fait penser aux pyramides d’Égypte, qui sont, à l'image des œuvres de l'artiste, comme un pont entre l’environnement terrestre et l'univers, une sorte d'instrument de mesure astronomique, reliant l'être humain aux forces cosmiques.

Vera Röhm, artiste d'origine Allemande, née en 1943, vit entre Darmstadt et Paris. Son travail se situe à la croisée de l'art concret, de la sculpture minimaliste et de l'art conceptuel. Ses créations, avec leurs formes ouvertes, la part active qu'elles accordent au vide, transcendent la rigidité de l'espace géométrique et placent le spectateur au cœur de l’événement artistique. Elles deviennent le lieu d'une expérience et invitent à une réflexion poétique autour des phénomènes de vision et de perception. Vera Rhöm est fascinée très tôt par le Tétraèdre. À travers une série qu'elle inaugure en 1972, elle brise les limites traditionnelles du monolithe en segmentant en trois fragments son volume parfait, pour créer une dynamique perceptive dans un travail axé sur la temporalité et l'ombre.

Quels sont les liens entre la géométrie et le cosmique, « cette obscure clarté qui tombe des étoiles », se plait-elle à interroger.

 

vendredi 25 décembre

Amandine Briand, médiatrice - community manager partage avec vous l'œuvre HUMA - l'Homme humain d'Anika Mi, présentée dans l'exposition Géométries de l'Invisible.

J'ai choisi l'œuvre d'Anika Mi, parce que je la trouve particulièrement  harmonieuse et pleine de vivacité. C'est une œuvre à la fois immersive et contemplative. Elle présente six mandalas rassemblés dans ce qu’elle nomme « mon arbre de vie ». Le mandala étant une pratique imprégnée de patience et de persévérance, elle nous aide à mieux "gérer nos énergies" (émotionnelles et psychiques), et à nous structurer intérieurement de façon riche et harmonieuse. En partant du haut vers le bas, il représente la vérité, l'amour, le nouveau, la vie, l'évolution et le temps. Cet ensemble est accompagné par la participation musicale du compositeur Michel Redolfi. Sa musique vient soutenir, ou plutôt contenir, le schéma narratif animé explicitant la structure philosophique défendue par l'artiste. Afin de vivre l'expérience, vous pouvez écouter l'œuvre musicale sur le lien suivant https://www.youtube.com/watch?v=GnRjEAl21VM&feature=emb_title

Anika  Mi est artiste-plasticienne (numérique) et psychanalyste. Depuis 1997, elle se consacre à l'exploration scientifique, philosophique et spirituelle, des mondes intérieurs relationnels, et ce, notamment à partir d'une géométrie du visible et de l'invisible.

 

vendredi 18 décembre

Estelle Epinette — médiatrice, chargée du graphisme et de la communication partage avec vous l'installation murale de Myriam Mechita, présentée dans l'exposition Géométries de l'Invisible.

J'ai choisi l'œuvre de Myriam Mechita (qui en fait, regroupe un ensemble de 11 œuvres) parce qu'elle nous parle de la vie réelle dans tout ce qu'elle a de plus absolue dans sa forme concrète et dans sa forme spirituelle. Une sorte d'arbre généalogique d'une grande famille, que serait l'humain : entre forme artistique pensée — en référence aux pères de l'abstraction géométrique comme K. Malevitch — et des portraits plus familiers. Ce type d'installation murale n'a pas de fin, comme un corps divisé, qui selon les occasions se retrouve. C'est aussi l'expression du paradoxe qui habite nos vies : tourment / attrait, férocité / désir, dureté / attirance.

Myriam Mechita est une artiste française née en 1974, qui vit et travaille entre Paris et Berlin en plus d’enseigner à l’École des beaux-arts de Caen.

L’œuvre de Myriam Mechita s’empare des sentiments les plus violents. La mort, la souffrance, la douleur, la peur, ces horreurs qu’elle confronte au merveilleux. Toujours dans la contradiction, son travail place la beauté aux côtés de la laideur, le tangible aux côtés du mystique. L’artiste représente des émotions contraires et complémentaires. 

 

vendredi 11 décembre

Basile Guillaume — médiateur, chargé du public de proximité et assistant technique partage avec vous l’œuvre « Visionium (trames) » de Vidya Gastaldon, présentée dans l'exposition Géométries de l'Invisible.

Dans l’exposition « Géométries de l’Invisible », l’artiste française Vidya Gastaldon nous présente son travail le plus récemment développé, conçu à partir d’un combinatoire de mires colorées. On y découvre ainsi une vidéo — accompagnée de la musique hypnotique et fusionnelle d’Alexandre Joly — mais également d'objets repeints et de dessins.

Ce sont ces derniers qui ont retenu mon attention.

Il s’agit de trames réalisées à l’aquarelle et aux crayons de couleur, qui ont, en partie, servi à l’élaboration du film « Visionium ». Je trouve à la fois fascinant et vertigineux le nombre de possibilités qui s’offrent à l’artiste dans la composition de ses mires en jouant uniquement sur l’agencement des couleurs dans ces formes simples que sont le triangle, le carré et le rectangle.

Il y a là quelque chose de méditatif, d’hypnotique, et je considère que la force des dessins de l’artiste réside dans sa capacité à nous plonger dans une expérience visuelle intense, nous offrant ainsi son propre mantra.

À noter, que l’eac. présente dans l’exposition 12 pièces encadrées, mais en réalité, il existe plusieurs centaines de ces trames géométriques abstraites.

 

vendredi 04 décembre

Claire Spada — régisseur, chargée de la collection partage avec vous l’œuvre « kaze » de Teruhisa Suzuki, présentée dans l'exposition Géométries de l'Invisible.

« J'ai choisi l'œuvre KAZE (vent en japonais) de Teruhisa Suzuki. Il s'agit en réalité d'une maquette 1/20, mais contrairement à ce qu'il se fait habituellement, cette maquette a été réalisée en 2020 pour l'exposition "Géométries de l'Invisible", alors que l'œuvre grandeur nature, a elle, été réalisée avant en 2013, dans la forêt  communale de Saint Elix d’Astarac (Gascogne). J'aime l'idée de ce projet car il a permis à une population locale de se retrouver pour construire une œuvre sur leur territoire meurtri par une violente tempête en 2009. Cela traduit bien la dimension sociale que peut revêtir l'art...

Artiste japonais vivant en France, Teruhisa Suzuki travaille en prise directe avec les éléments et les forces de la nature. D'où son intérêt pour les phénomènes de vortex et les spirales. Ses œuvres révèlent certaines divisions invisibles du monde et des énergies dans lesquelles nous évoluons. L'artiste met en œuvre les géométries de ces énergies avec lesquelles il propose de renouer pour se ressourcer. »

 

vendredi 27 novembre

Alexandra Deslys — chargée des expositions à l’eac. partage avec vous l’œuvre « L’âme agît » d'Isabelle Perú, présentée dans l'exposition Géométries de l'Invisible.

« J’ai choisi cette œuvre d’Isabelle Perú pour la dimension immersive de l’œuvre. Immersive, de part sa condition de lecture, au plafond, telle une voûte peinte dans une chapelle, mais aussi par l'espace clos qui lui est dédié, éclairé à la seule lumière noire. Par cette source, seuls les traits peints à la peinture phosphorescente sont visibles, surgissant de l'obscurité. Isabelle Perú peint et dessine des mandalas, depuis longtemps, dans une pratique quasi méditative.

Originaire d'Amérique du Sud, elle inscrit ses mandalas dans la tradition des rouelles incas et de leurs symboles animaliers (serpent, puma, condor...). Le dessin, étonnement, se fait à main levée et les proportions sont toujours respectées et le tracé est précis et rigoureux. »

"Je me considère comme un récepteur. Je ne suis qu'un outil car ma main retranscrit ce que je ressens. Je reçois et rend visible l’invisible" I. Perú

 

vendredi 20 novembre

Fabienne Grasser-Fulchéri — directrice de l’eac. partage avec vous l’œuvre « Déogramme » d'Art Orienté Objet (Marion Laval-Jeantet et Benoît Mangin), présentée dans l'exposition Géométries de l'Invisible.

Cette œuvre est une parfaite synthèse du propos de l'exposition "Géométries de l'Invisible. "Déogramme" est une œuvre géométrique et symétrique qui dialogue parfaitement avec l'art concret mais qui pourrait aussi se lire aisément sous le prisme d'une esthétique Pop.  Les artistes d'Art Orienté Objet nous donnent à voir un signe que l'on retrouve à travers les âges et diverses civilisations : sur les seuils des maisons, par exemple, c'est un signe de protection. On le voit aussi dans certains tableaux comme une évocation de la présence divine "en gloire". Cette œuvre se situe par ailleurs en plein cœur du parcours de l'exposition, à la croisée des chemins, le visiteur est amené à passer 3 fois devant et découvre donc ce travail sous 3 angles différents, notamment frontalement en toute fin de déambulation.  

Art Orienté Objet est un duo artistique créé en 1991 à Paris, réunissant Marion Laval-Jeantet et Benoît Mangin. Ils travaillent l’installation, la performance, la vidéo et la photographie autour du thème du Vivant.  Leur propos est d’étendre sans cesse la capacité de l’art à communiquer d’une manière non verbale. Au travers d’expériences anthropologiques, écologiques ou biotechnologiques, ils cherchent à comprendre les limites de leur propre conscience.

 

vendredi 13 novembre

Véronique Grosso — comptable de l’eac. partage avec vous l’œuvre « Fractal L’Arbre / Masque » d'André Hemelrijk, présentée dans l'exposition Géométries de l'Invisible.

J'ai choisi cette œuvre d'André Hemelrijk car elle m'inspire une pause de zénitude dans la situation actuelle. Elle représente, à mes yeux, un retour et une renaissance à la vie même si ce tableau est figé.  

Cet artiste photographie les arbres à l’aide d’un procédé infrarouge montrant leur rayonnement de lumière invisible. Il voit l’arbre comme un émetteur—récepteur, c’est-à-dire une sorte d’antenne qui capte et restitue l’énergie à travers des ondes électromagnétiques.

Il a aussi expérimenté une réalité inattendue de ce phénomène avec le fait que cette énergie peut passer à travers l’image et rayonner sur le regardeur : « Une photographie c’est aussi une gravure de photons, une image en énergie, c’est un hologramme en deux dimensions comme une porte vers la réalité 3D de la matière».

 

vendredi 6 novembre

Régine Roubaudadministratrice de l’eac. partage avec vous l’œuvre « Hommage à Yves Klein » de Vladimir Skoda, présentée dans l'exposition Géométries de l'Invisible.

 

J'ai choisi cette œuvre de Vladimir Skoda pour tout son travail autour de la sphère, élément géométrique parfait que j'affectionne, un symbole d'harmonie, du monde, du cosmos.

Cette œuvre en particulier car elle est un hommage à Yves klein avec son halo bleu. C'est un artiste de notre collection, et  j'aimais bien l'idée de réunir un artiste de l'exposition temporaire ''Géométries de l'invisible'' et un artiste de notre collection.

Formé au métier de tourneur-fraiseur, Vladimir Skoda a étudié le dessin, la peinture puis la sculpture.Vladimir Skoda est l’un des derniers grands artistes forgerons. Dédié à Vulcain, au feu terrestre et céleste, le forgeron a fondamentalement à voir avec l'alchimie qui l'a inspiré pour forger le cœur invisible de son art.